Caromb - Danielle Doucet expose aux Pénitants Gris

Le Dauphiné Libéré, juillet 2003.

__________________________________________________________

 

KRAAINEM - Danielle Doucet expose ses œuvres

Danielle Doucet est une Kraainemoise bien connue dans le monde de l’art puisqu’elle a déjà participé à de nombreuses expositions et reçu plusieurs prix en reconnaissance de son travail. Née au Congo, où elle passa son enfance, elle imprime à ses compositions une harmonie et un rythme africains. Novatrice dans son travail, Danielle Doucet utilise l’art du collage où elle mélange les textures: papiers de soie teintés, raphia, jute, feuilles d’or, poudre de bronze… Pour découvrir ses œuvres et sa personnalité attachante, il suffit donc de se rendre, jusqu’au 25 janvier à l’auditorium Hamoir, 12, avenue Hamoir à 1180 Bruxelles.

Isabelle Verboekhoven (Le Vlan, 9 janvier 2000).

__________________________________________________________

A propos de "Noir ou Noire", de Danielle Doucet

Un bas-relief tout noir, structuré par neuf carrés, en plâtre noirci, dans sa surface des objets de l’univers féminin: des flacons de parfum, des bijoux, quelques chaînons, des boucles d’oreille, des boutons, une rose, un masque stylisé, "primitif", qui se trouve au centre de la structure, quelques morceaux de charbon de bois. Inscrits dans le plâtre autour des objets sont les mots "noir" et "noire", le masculin et le féminin. L’œuvre de l’artiste Danielle Doucet suit deux chemins principaux, qui s’accompagnent, qui se croisent, se superposent: l’un des deux est le chemin conceptuel qui explore l’identité de l’artiste comme femme aussi bien que son histoire personnelle : son amour pour son pays de naissance - l’Afrique.

Des séries de tableaux abstraits ainsi que des sculptures de têtes africaines en terre cuite parlent de la passion et de la compassion de l’artiste pour le continent de l’enfance. Mais aussi des sujets entourant les complexes de la féminité, la maternité se manifestent dans l’œuvre : la danse, Carmen, mais aussi la douleur à l’égard des enfants-victimes dans un monde adulte, cruel. L’autre chemin a guidé l’artiste vers l’abstraction où les couleurs prédominent, ne sont plus liées à la description du monde visible, de la réalité, mais qui portent des émotions, des souvenances, même des souffrances. Dans le relief "noir ou noire", ces recherches artistiques culminent. La couleur ou plutôt l’absence totale de la couleur par le noir qui dévore toute lumière, reflète seule un état d’esprit. Le noir est la tristesse, mais aussi une concentration énorme, peut-être un point d’arrivée : traversant les bleus de la mer et les oranges de l’Afrique, le noir constitue une entité, le tout et le rien. Couleur pleine de symbolismes, pleine d’associations.

Dans le cas de Danielle Doucet, le noir parle de l’Afrique aussi qui est présente dans cette œuvre par le masque. Les objets féminins que Danielle Doucet a intégré dans le bas relief sont les ingrédients de la séduction, les symboles de la femme même. Mais ils sont refroidis, sans vie. Les bouteilles de parfum sont remplies d’un liquide tout à fait noir, les bijoux, la rose, ne peuvent plus être portés. Ce sont les résidus d’une culture presque éteinte : le feu pourrait être allumé dans le charbon, l’eau pourrait le battre. Les éléments entourent cet univers féminin qui se trouve dans un étrange état de suspense entre la mort et la vie, que seul la femme est capable de créer.

Astrid MANIA, 1998, Aix-la-Chapelle

__________________________________________________________

Le cri de douleur d’une mère artiste

Le Vlan, 1997.

__________________________________________________________

The White March

__________________________________________________________

L’expo des artistes blancs

La Dernière heure, jeudi 11 septembre 1997.

__________________________________________________________

Danielle Doucet, peut invoquer une double influence qui - fait rare méritant d’être souligné - ne relève nullement des modes ni des courants esthétiques. Née au Congo, où elle passa son enfance, elle affirme dans ses compositions une sorte de sublimation africaine, parfaitement ordonnée selon une harmonie, une sonorité, un rythme musical. Ce rapprochement est certes une base plastique d’où toute création, toute novation sont permises. Tour à tour heurtées ou sereines, ses œuvres gardent cette modulation mélodique interne et, comme la musique, expriment un vaste registre de sensations et d’états d’âme.

Cet art discret, très personnel, utilise des matériaux qui lui sont propres : des collages " mixés " de poudre de bronze, des feuilles d’or, des papiers de soie teintés, des jutes, du raphia, notamment. La manière est fluide, la texture semble fugace mais l’ensemble de la composition, où parfois le visage humenu se devine, est d’une remarquable densité. Un art dont la marginalité force l’attention, tel est l’apport d’une artiste que la terre africaine a marquée d’une empreinte indélébile.

L. De M. (Artistes et Galeries, 1997).

__________________________________________________________

On pourrait définir l’art de Danielle DOUCET par l’usage qu’elle fait des métaux précieux. Il est peu courant, en effet, qu’un artiste soutache ses œuvres d’or, d’argent, de bronze et de cuivre. Mais au-delà de l’anecdote, on constate que l’essentiel de cette démarche profondément chthonienne est d’ordre chromatique, et soutenue par la recherche féconde de la lumière. Peinture intemporelle, libre, lyrique, intégrant dans sa gestuelle les tons profonds des bleus, des terres et des rouilles, l’œuvre de Danielle Doucet est une méditation sur la matière. Elle renvoie à la magie des minéraux, au foisonnement des formes et des teintes d’un monde en bouillonnement, mêlant l’aquarelle, l’encre de Chine, les écritures instinctives, la vie profuse et mouvante des réalités intimes, la texture des cotons et des papiers de soie. Un monde de couleurs chaudes, tout éclatant des ors et des feux puisés dans un lyrisme qui embrase l’œuvre tout entière.

M. Oleffe (Galerie Trièdre, Ohain, avril 1996).

__________________________________________________________

LA POESIE DE L’OR

L’or ! Dans l’esprit, ce mot évoque immédiatement l’apparition de joyaux fastueux et de rêves ou des magies d’images oui flattent l’imagination et soulèvent le désir. Réponse qui semble évidente, conditionnée. Il n’en va pas ainsi pour Danielle Doucet, peintre belge qui sait saisir de l’or un appel différent et bien éloigné des schémas traditionnels, en le transformant en langage pictural. L’or, protagoniste d’admirables pages baroques contemplées à Venise, à Vienne, à Prague, trouve place sur sa palette à côté des bleus des ciels méditerranéens, des bruns humides des mottes de terre fraîchement retournées, des blancs cristallins argentés, du bronze de son Zaïre inoublié, son pays natal. Dans ses tableaux, les couleurs se fracturent et se recomposent. On y lit une poésie infinie d’espaces sans temps, d’émotions, de songes, de passions.

Elles nous transportent dans des lieux vagues mais familiers où il est facile de se retrouver et de s’abandonner sans fausse pudeur aux embrassements de la vie et d’un avenir apparemment amical. Tout est fluide, fluctuant, fixé dans une luminosité dense à des moments en dehors du temps. Voilà l’or interprété par Danielle Doucet, une artiste qui oppose à la grisaille hivernale du pays où elle vit ses songes colorés, véritables explosions de lumière L’or, l’argent et la poudre de bronze sont appliqués selon une technique mixte sur papier chiffon et coton, tandis que la soie se drape avec des effets de volume. Les œuvres avec or et argent, que l’auteur aime définir comme "Mes Bijoux" ont été exposés dans de nombreuses galeries en Belgique et autres pays, recueillant partout un succès dans lequel Danielle Doucet voit la reconnaissance de sa faculté de faire vibrer les cordes les plus profondes de l’âme.

Rosanna Conné (Valenza GIOIELLI, n°1 janvier 1996).

__________________________________________________________

CULTURE ET LOISIRS (voir la coupure)

Danielle Doucet, artiste discrète et sensible, dont nous avons parlé déjà il y a deux ans, a choisi désormais une méditation résolument abstraite. Elle évolue dans les choses intemporelles, attirée qu’elle est par le mystère de la création du monde: naissance des roches, glaciation, nuées, fureur du ciel et de l’eau. Son écriture est libre et gestuelle; son coloris dominé par des bleus graves et des tons de terre et de rouille.

Elle mêle l’aquarelle, le papier de soie encollé, l’encre de Chine, la poudre de bronze, l’acrylique et parfois l’huile, l’écriture ou la plume de paon. Elle est très attentive aux chants de la terre, très réceptive aussi et sait, dans le grand tumulte de ses évocations inspirées de la Genèse, trouver parfois un petit répit pour célébrer une "maternité" plus dramatique que paisible. (Galerie Bortier, 55, rue de la Madeleine. Jusqu’au 14 mai)

L’ÉCHO, samedi 7 à lundi 9 mai 1994.

__________________________________________________________

OEUVRES ABSTRAITES À UN RYTHME SOUTENU

Dans la Galerie Bortier, on peut actuellement voir une quarantaine d’œuvres de Danielle Doucet. Dans ses peintures, cette artiste travaille le bronze, la feuille d’or et d’argent selon une technique qu’elle a appris du peintre japonais Ishiro Tessen. Le travail de Danielle Doucet est très puissant et rayonne d’une intense dynamique. Danielle Doucet est une femme dynamique mais surtout très douce et charmante. Elle est née au zaïre de parents belges et est revenue au pays à l’âge de 12 ans. Elle habite et travaille à Kraainem où elle a restauré de ses menus une vieille ferme. Danielle Doucet travaille à un train d’enfer. Les quarante tableaux exposés à la Galerie Bortier jusqu’au 14 mai sont pratiquement tous de cette année.

Et pourtant, on voit bien que chaque œuvre a demandé un grand travail de recherche et est réalisé avec beaucoup d’énergie. On pourrait se demander où la frêle Danielle Doucet cache cette force. Son étude pour l’opéra Carmen est très intéressante: "je rêve d’illustrer une brochure sur cet opéra" dit-elle avec des lueurs dans le regard.

Doucet a réalisé la danse de Carmen avec de grands tons rouges et des feuilles d’or. La peintre travaille toujours sur fond de musique classique. La musique fait partie de sa vie. Son "Hommage à Bach" est sublime. C’est une œuvre dont la commune de Kraainem possède une variante dans sa salle du conseil "Femme" est une huile qui montre comment l’artiste ressent sa maternité. Le tableau est exécuté avec des fibres et des perles; le rouge sang y joue un rôle important. Danielle Doucet a trois enfants et dans "Maternité", elle recrée avec l’aquarelle, le bronze et le papier de soie, trois ventres enceints symbole de cette maternité. Danielle Doucet expose à la galerie Bortier 55 rue de la Madeleine à 1000 Bruxelles jusqu’au 14 mai. Ouvert de 11 à l8 heures, fermé le dimanche et jour férié.

Léo Cambré (Gazet van Antwerpen, 5 mai 1994)

__________________________________________________________

Danielle DOUCET a étudié sept ans à l’atelier du Château Jourdain à Kraainem avec Léon Decelle et trois ans à l’académie de Boitsfort. Elle travaille l’aquarelle, le pastel et les collages et a l’habitude d’aller peindre les paysages belges et les vibrations qui y passent, mais elle fait aussi de plus en plus d’abstrait. Pour un peintre, la chose la plus difficile, c’est d’être sincère, explique-t-elle. Je n’ai jamais pris de cours d’aquarelle, car je crois que cela déforme. Il faut découvrir par soi-même.

Elle posa le pied sur le sol fertile du Québec pour la première fois de sa vie cette année et vécut le symposium de Baie-Comeau comme une grande fête à l’art, à l’artiste: C’est accessible à tous, quelque chose que tout le monde peut voir et où tout le monde se côtoie. En Belgique, on est plus individualiste et on n’aime pas se montrer en public. Elle a apprécié l’expérience: Le contact avec les Québécois a été chaleureux. J’ai essayé de me mélanger à eux et n’ai ressenti aucune exclusion du tout. En ce qui concerne l’expression artistIque québécoise, Danielle Doucet est plus tempérée. Il y a de la bonne peinture, mais rien qui me donne des émotions. J’avais déjà vu de la peinture québécoise en Belgique. Nous avons dépasse. ce stade figuratif ‘en aplat’. Les artistes québécois ont un autre regard que moi sur leur immensité. Outre le regard, les couleurs québécoises ont aussi étonné Danielle Doucet dont la palette est intense, mais douce: Les couleurs sont plus brutes que chez nous.

7e symposium de peinture de Baie-Comeau (Québec)

__________________________________________________________

ART NEWS

Art Antiques Auctions, septembre 1993).

__________________________________________________________

DISCRETE ET DOUCE (voir la coupure)

Danielle Doucet est née au Congo en 1943. Elle peint depuis plusieurs années et a assuré également la décoration pour des films: "l’Exposition de Tsukuba" (Japon) en 1985 et "les Fresques de Puvis de Chavanne au Panthéon", retraçant les mérites de Sainte Geneviève, œuvre com-mandée par le Musée d’Orsay et la Commission nationale des monuments historiques en 1988. Diverses expositions individuelles se sont suivies depuis la première apparition de l’artiste aux cimaises en 1987. Danielle Doucet, comme son nom nous l’assure, est douce et gentille. Elle a de belles épaules (voir la photographie de sa farde de presse) et fait preuve d’une très grande délicatesse. Aquarelliste volontiers rêveuse, elle aime le bleu du ciel et celui de la mer, l’espace, la lumière, la sérénité des choses, les étendues…

Elle souligne parfois au pastel certaines notations de sa peinture à l’eau et nous conduit en de paisibles promenades le long des côtes du Nord, dans les grandes étendues de plages grises où se reflète dans l’eau l’azur du ciel. Ou même, elle évoque dans une méditation résolument abstraite, les éléments contradictoires qui finissent par s’unir pour former cette chose fragile et mystérieuse qu’est le couple. L’artiste qui se meut très à l’aise dans la légèreté des pensées, les rêveries matinales, les choses intemporelles, se trouve attirée aussi par les mystères de la formation du monde: la naissance des roches, la glaciation, les nuées. Elle est très attentive, très réceptive et sa sensibilité est autant tactile et visuelle que gustative, s’il faut en croire son approche de la matière, de la lumière et sa tendresse presque enfantine pour le sorbet qui vient se glisser parmi ses autres œuvres. (Exposition à l’hôtel Mövenpick Cadett)

Stéphane REY (L’écho, Samedi à lundi 29 décembre 1992).

__________________________________________________________